• logo Ministère de la Culture et de la Communication
  • logo CNRS
  • logo Université de Poitiers
  • logo CESCM

ARMMA

ARmorial Monumental du Moyen-Âge

Afficher la recherche

Rechercher dans le site

Recherche héraldique

Paris, couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire)

Deux seules pierres tombales armoriées sont documentées dans les locaux du couvent des Blancs-Manteaux, dont la construction pourrait dater de la fin du XIVe siècle quand les travaux de la première église avaient été complétés. Elles se trouvaient l’une dans la sacristie, l’autre dans la salle capitulaire. Comme la plupart des sépultures armoriées attestées dans l’ancienne église des Blancs-Manteaux, elles dataient de la fin du XVe siècle et du début du XVIe et ont été perdues probablement au moment de la vente du complexe monastique en 1797.

Plate-tombe de Bernard Halewin et Jeanne Milet (Raunié 1893, p. 85).

La plate-tombe de Bernard Halewin († 1481) et de Jeanne Millet, sa femme, se trouvait au milieu du sol de la sacristie (Raunié 1893, p. 85) (armoirie 20). En pierre, elle présentait les portraits des deux défunts placés sous des arcades polylobées dont l’ornementation était inspirée à l’architecture flamboyante. Chacun tenait une banderole portant l’inscription : « Domine non secundum peccata nostra facias nobis / neque secundum iniquitates nostras retribuas nobis » (Raunié 1893, p. 85). Les armories des deux personnages étaient représentées au milieu des deux côtés de la dalle, dans la bordure portant l’inscription, inscrites dans un cadre polylobé : à dextre étaient gravées les armes du mari, qui utilisait une brisure de l’armoirie familiale (voir Gaignières, BnF, Reserve, Pc-18-Fol et notice Biblissima), à senestre celles de l’épouse, portées par un écu en forme de losange (Gaignières, BnF, Réserve Pe 11 fol. 6 : Raunié 1893, p. 84). Les six enfants du couple étaient représentés à leurs pieds, alors que des médaillons avec les symboles des évangélistes étaient insérés aux angles de la plate-tombe.

L’épitaphe en marbre de Philippe Hurault († 1539), abbé de Marmoutier-lès-Tours, Bourgueil et Saint-Nicolas d’Angers, était en revanche encastré sur un des murs du chapitre (armoirie 21) (Raunié 1893, p. 86). Deux écussons à ses armes – il appartenait à la branche des seigneurs de Cheverny (Racines&Histoire, p. 6) – accompagnaient une inscription, gravée en lettres d’or (Millin 1792, p. 12), qui rappelait que le religieux avait été enterré sous le sol de la même salle capitulaire (Raunié 1893, p. 86).

Auteur : Matteo Ferrari

Pour citer cet article

Matteo Ferrari, Paris, couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire), http://base-armma.edel.univ-poitiers.fr/monument/paris-couvent-des-blancs-manteaux-sacristie-et-salle-capitulaire/, consulté le 19/11/2018.

 

Bibliographie études

Millin,Aubin-Louis, Antiquités nationales ou recueil de monuments pour servir à l’histoire générale et particulière de l’empire françois, t. 4, Paris, Drouhin, 1792.

Raunié, Emile, Epitaphier du Vieux Paris, t. 2. Bernardin – Charonne, Paris 1893.

Photographies du monument

Armoiries répertoriées dans ce monument

Couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire), Paris. Armoirie Bernard Halewin (armoirie 20a)

D’(argent) à trois lionceaux de (sable) armés, lampassés et couronnés d’(or), à l’écu d’(azur) en abîme, au chef d’hermine.

  • Attribution : Halewin (Halewin, Halewijn), Bernard ;
  • Position : Intérieur ;
  • Pièce / Partie de l'édifice : Sacristie ;
  • Emplacement précis : Sol ;
  • Support armorié : Monument funéraire ; Plate-tombe ;
  • Structure actuelle de conservation : Disparue ;
  • Technique : Relief en pierre ;
  • Période : 1475-1500 ;
  • Dans le monument : Paris, couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire)

Couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire), Paris. Armoirie Jeanne Millet (armoirie 20b)

Mi-parti : au premier, d’(argent) à trois lionceaux de (sable) armés, lampassés et couronnés d’(or), à l’écu d’(azur) en abîme, au chef d’hermine (Halewin) ; au deuxième, tranché d’(or) et d’(azur), à l’étoile de huit rais (de l’un en l’autre) (Millet).

  • Attribution : Millet, Jeanne ;
  • Position : Intérieur ;
  • Pièce / Partie de l'édifice : Sacristie ;
  • Emplacement précis : Sol ;
  • Support armorié : Monument funéraire ; Plate-tombe ;
  • Structure actuelle de conservation : Disparue ;
  • Technique : Relief en pierre ;
  • Période : 1475-1500 ;
  • Dans le monument : Paris, couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire)

Couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire), Paris. Armoirie Philippe II Hurault (armoirie 21a-b)

(D’or, à la croix d’azur cantonnée de quatre ombres de soleil de gueules) ou (d’argent au pont de trois arches de gueules maçonnées de sable, accompagné de six mouchetures d’hermines du même, trois en chef et trois en pointe).

  • Attribution : Hurault, Philippe II ;
  • Position : Intérieur ;
  • Pièce / Partie de l'édifice : Salle capitulaire ;
  • Emplacement précis : Mur ;
  • Support armorié : Epitaphe ;
  • Structure actuelle de conservation : Disparue ;
  • Technique : Relief en pierre ;
  • Période : 1525-1550 ;
  • Dans le monument : Paris, couvent des Blancs-Manteaux (sacristie et salle capitulaire)

Recherche

Menu principal

Haut de page